Formations aux comportements animaliers

La condition animale (enfin) sur le devant de la scène ?

Par Gaëlle

De nombreuses initiatives en faveur de l’amélioration de la condition animale ont émergé ces dernières semaines, signe que les mentalités évoluent sur la question ?

Le 23 juin dernier, le député Loïc Dombreval (LREM), président du groupe d’études « Condition animale », remettait un rapport sur le bien-être des animaux de compagnie et des équidés.

Fort de 121 recommandations, ce rapport comporte des mesures phares, telles que :

  • la création d’un secrétariat d’État dédié à la condition animale, à l’image de ce qui existe déjà en Belgique ;
  • le lancement d’un portail internet regroupant toutes les informations pratiques à destination des acquéreurs, associations, forces de l’ordre, magistrats… ;
  • la mise en place d’un fonds national d‘aide aux associations, afin de soutenir les petits refuges et les associations locales ;
  • la révision du classement des chiens dits « dangereux », en se basant davantage sur le comportement du chien, que sur sa race. Il s’agirait également de réglementer l’évaluation comportementale du chien en elle-même ;
  • la responsabilisation des possesseurs d’animaux, via la détention obligatoire d’une attestation de connaissances minimales ou d’un certificat de capacité pour les équidés, de même que la stérilisation des animaux non-reproducteurs. Ces mesures seraient accompagnées de l’interdiction de vendre des chiens et chats en animalerie, dans les foires et expositions, ainsi que sur les sites internet généralistes ;
  • la mise à disposition d’un numéro vert pour faciliter les signalements d’actes de maltraitance, assortie d’un durcissement des peines, avec 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, contre 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende à l’heure actuelle.

Une semaine après l’équipe de Loïc Dombreval, sept parlementaires de la majorité déposaient une proposition de loi « relative à l’amélioration de la condition animale et à la lutte contre la maltraitance ».  Ce texte s’attache notamment à interdire la détention d’espèce sauvages dans les cirques, à mieux encadrer l’acquisition d’un animal de compagnie, à durcir les sanctions en cas d’abandon ou de maltraitance et à tendre vers l’extinction progressive des animaleries et des élevages à fourrure.

Enfin, la dernière initiative émane, quant à elle, de la société civile. Imaginée par trois entrepreneurs, Xavier Niel (Iliad), Jacques-Antoine Granjon (Veepee) et Marc Simoncini (Meetic), épaulés par le journaliste Hugo Clément, cette démarche prend la forme d’un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la condition animale, avec, à nouveau, des mesures emblématiques, comme l’interdiction de l’élevage en cage ou pour la fourrure, la disparition progressive de l’élevage intensif, de même que l’abolition de l’expérimentation animale (sauf en l’absence d’alternative), de l’utilisation des animaux sauvages dans les spectacles et de la chasse à courre, des déterrages et des chasses dites « traditionnelles », comme la chasse à la glue pour les oiseaux.

Soutenue par une vingtaine d’associations comme la SPA, L214, One Voice, 30 Millions d’amis, Sea Sheperd, la Fondation Brigitte Bardot, la LPO, cette initiative est aussi appuyée par de nombreuses personnalités, dont Nicolas Hulot et Yann Artus-Bertrand.

Pour soumettre un projet de loi au référendum, il est nécessaire de récolter le soutien d’au moins 185 parlementaires, de même que 4,7 millions de signatures, soit 10% du corps électoral. On dénombre aujourd’hui, à la date de rédaction de cet article, un peu plus de 372 000 signatures.

Vous aussi, apportez votre pierre à l’édifice et soutenez le référendum sur la condition animale ici : https://referendumpourlesanimaux.fr/

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