Formations aux comportements animaliers

Nouvelle collègue dans le 67 : la presse en parle !

Par Gaëlle Dreosto

Article DNA du  13 janvier 2019 – Edition de Saverne –
Crédit photo : PHOTO DNA – E. R. 

Le visiteur qui se présente au domicile de Julie Letoret à Weiterswiller est accueilli par un concert de joyeux aboiements, signes d’un enthousiasme très canin. La jeune femme de 32 ans héberge actuellement quatre chiens chez elle, ainsi que plusieurs chats.

Une densité de population animale qui s’explique par son nouveau métier : le 1er  janvier dernier, Julie s’est lancée en tant qu’éducatrice et comportementaliste pour chiens et chats. Elle conserve en parallèle son emploi comme chargée de mission au sein du Groupe d’étude et de protection des mammifères d’Alsace (Gepma), une association dédiée à la sauvegarde des espèces sauvages.

« Les “punitions positives” conduisent à briser le lien du maître avec son chien »

Après presque 9 ans passés dans cette branche, la jeune femme a eu envie de se renouveler. Son master en éthologie (science du comportement animal) la rendant aussi compétente pour les animaux domestiques, elle a choisi cette nouvelle voie.

Le métier de comportementaliste pour chiens et chats n’est toutefois pas encore reconnu par l’État : « J’ai fait une formation chez Vox Animae en Alsace et complété par des stages, explique-t-elle, tandis qu’un chat saute sur la table pour venir se lover contre elle. Je ne voulais pas me lancer sans avoir déjà de l’expérience ».

En tant que comportementaliste, Julie vient en aide aux personnes qui rencontrent des problèmes avec leur animal : destruction, peur, aboiement, agressivité, etc. Mais, pour y remédier, elle n’emploie pas de méthode de coercition. « La soumission et autres techniques de ce genre ne correspondent pas à une réalité biologique, assure la jeune femme. Les “punitions positives” conduisent à briser le lien du maître avec son chien ». À l’inverse, le travail de comportementaliste consiste à comprendre les raisons du comportement de l’animal et de tenter d’influer dessus : « Je ne fais la première consultation comportementale qu’au domicile des gens. Il faut que je puisse observer l’animal dans son lieu de vie. Tout en parlant à ses maîtres, je garde un œil sur lui pour voir comment il se comporte. Et je pose beaucoup de questions, dont certaines peuvent sembler sans lien avec l’animal au premier abord. À partir de là, je peux conseiller les gens. Une séance peut suffire, d’autre fois c’est plus. » Julie prévient toutefois : « Il n’y a pas de recette magique. Cela demande de trouver des compromis avec la famille. Elle doit vouloir s’investir et être prête à changer certaines habitudes ».

Des besoins à combler

Les problèmes de comportement qui reviennent le plus souvent sont ceux des dégradations. Si les causes peuvent être multiples, elles sont souvent liées à l’ennui de l’animal. « Pour un chien, les solutions vont consister à essayer de lui permettre d’avoir plus d’activité, y compris en l’absence des maîtres, en lui donnant des jouets par exemple. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, un jardin ne suffit pas. Il a besoin d’aller se balader ailleurs, de renifler de nouvelles odeurs. » Dans le cas des chats, le diagnostic est légèrement différent : « Un chat peut tout à fait ne pas sortir. Mais se contenter de le nourrir ne suffit pas pour autant. Il a besoin d’un endroit pour faire ses griffes, d’une zone refuge, etc. Les problèmes surviennent quand un besoin n’est pas comblé. »

« La régularité de l’exercice est essentielle »

À la différence du comportementalisme, qui a vocation à corriger l’attitude de l’animal, les séances d’éducation s’adressent aux jeunes chiens pour leur apprendre des bases : assis, couché, le rappel, etc. Avec Ozho, jeune chienne de 9 mois qu’elle accueille chez elle, les balades sont des séances de travail qui n’en ont pas l’apparence. Contre la promesse d’une petite récompense, Ozho, enthousiaste mais quelque peu dissipée, apprend à obéir quand on la rappelle. « À terme, le but est qu’elle le fasse sans contrepartie, explique Julie. La régularité de l’exercice est essentielle ». La méthode est à moduler en fonction du chien : « Récemment, j’ai eu affaire à un jeune chien, une vraie tête de bourrique ! J’avais prévu un petit parcours d’agilité, mais l’objet de la séance est rapidement devenu de le faire avancer tout court ! »

Deux semaines après avoir débuté son activité, la jeune femme peut déjà compter sur une petite clientèle. Celle-ci lui vient du réseau qu’elle s’est constitué comme bénévole de l’association Mukitza, qui œuvre pour l’adoption de chiens abandonnés des pays de l’Est.

S’y ajoutent d’autres prestations : une garde à son domicile pour les chats, chiens et NAC (nouveaux animaux de compagnie : rongeurs, etc.), ou même des visites chez les propriétaires pour balader le chien en leur absence.

Plus d’informations sur www.lespattesetvous.fr.

Contacter Julie Letoret au ✆ 06 71 04 28 68 ou par mail : bonjour@lespattesetvous.fr.

 

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