Votre navigateur ne semble pas supporter JavaScript !
Gwendoline Le Peutrec-Redon

Comportementaliste spécialiste du chat, mes compétences s'étendent à tous les problèmes de comportement félin, y compris des chatons grâce à mon activité d'éleveuse.


Expertise...

Votre chat est-il heureux ? - Page 3

L’exploration

Le chat arpente son territoire et même s’il vous semble qu’il le connaît par cœur c’est pour lui l’occasion de vérifier si des intrus sont venus, si ses marquages sont à renouveler, de tomber sur des proies, de trouver un partenaire sexuel. Cette multitude d’activités est donc une notion importante surtout dans le métier de comportementaliste et même chez les chats captifs pour comprendre les facteurs de stress d’un chat qui produit des comportements indésirables.

Il est d’autant une problématique pour les chats qui ne sortent pas car ils sont dans un milieu clos, un territoire limité et les propriétaires qui méconnaissent souvent cette notion ne proposent pas assez de choses qui stimuleraient l’instinct d’exploration de leur chat. On pense bien à mettre des grattoirs et proposer quelques jouets mais cela va sans compter sur la rapide lassitude du chat des mêmes jeux quotidiens. Comment faire alors ?

Le sommeil

le repos du chat

Le chat, comme tous les félins, passe beaucoup de temps à dormir ou à se reposer et cela représente presque deux tiers de leur journée.Il n’y a pas de rythme jour/nuit proprement établi même si l’on constate un pic d’activité à l’aube et au crépuscule. L’après-midi est souvent consacré à la sieste puisque c’est en générale les heures les plus chaudes de la journée.

Il peut dormir jusqu’à 16 heures par jour entre 45 minutes et 3 heures par cycle. Il faut prendre en compte le mode de vie du chat qui sera différent selon qu’il sorte ou qu’il soit captif. Il aura une tendance à être plus actif et chasseur la nuit s’il sort car c’est également la nuit que ses proies (rongeurs) sortent, c’est pourquoi on dit de lui que c’est un animal nocturne. Il voit également très bien la nuit tombée, il est nyctalope.

La difficulté à la maison c’est que le chat a tendance à être actif pendant que le foyer dort et bien souvent, et c’est là l’erreur, on va chercher à réprimander le félin pour qu’il cesse mais lui, cela l’amuse, lui apporte de l’attention et de l’action donc pourquoi arrêter… ?
(Photo Cynthia GAUTHIER)

Les comportements agonistiques

Ce terme désigne les comportements d’agression qui ont pour but de faire cesser un conflit. C’est un comportement social qui s’exprime en intraspécifique (entre chats) et en interspécifique (chat et homme/chien/autres espèces).

Dans la nature, les chats gèrent très bien leurs interactions sociales quand ils sont amenés à se rencontrer et une fois le conflit terminé, tout le monde repart dans son coin et passe à autre chose. Un stress durable peut s’installer pour les chats de maison car ils ne peuvent se soustraire de la menace humaine ou animale et celle-ci se représente quotidiennement.

Un gros souci réside dans le fait que les propriétaires ne savent pas correctement analyser les signaux de stress de leur chat parfois ne s’en doutent même pas et parfois même pensent le contraire. L’exemple typique est le caressé-mordeur : le chat finit par mordre la personne qui le caresse alors que celle-ci pensait que le chat appréciait car il ronronnait. En réalité, le ronronnement (dans ce cas précis), le léchage de la main, les frottements de tête sont autant de demandes du chat pour faire cesser la caresse mais que nous pensons être du confort. Ils sont en fait associés à des signaux moins visibles comme une mydriase (pupilles dilatées), les oreilles qui tournent, la gueule tournée vers la main, un chat qui ne tient pas en place et qui sont des véritables signaux de stress ! L’humain qui persiste finit par se faire mordre sans comprendre, parfois dispute même le chat et réitère ce comportement à l’avenir… Certains chats vont même finir par mordre directement, ayant appris que les phases intermédiaires étaient vaines.

La reproduction

Il existe encore beaucoup de personnes qui ne castrent ou ne stérilisent pas leur chat… Les raisons qui justifient cet acte irresponsable sont de l’ordre de l’anthropomorphisme et de transfert psychologique. Les besoins de maternité, l’ablation des organes de reproduction, le respect de la nature sont autant de critères qui ne s’appliquent pas aux animaux puisqu’ils vivent leurs émotions sur l’instant sans pensée abstraite de ce qu’ils n’auront pas ou n’auront plus. Quant au respect de la nature et bien la nature a créé les organes génitaux pour la reproduction et garder des chats entiers sans que ceux-ci ne puissent le faire à leur guise est une maltraitance invisible.

Donc outre les problèmes de surpopulation et d’abandons, la sérénité et le confort des chats qui ne sont pas destinés à la reproduction passent par la castration et la stérilisation.



Write a comment

  • Required fields are marked with *.

If you have trouble reading the code, click on the code itself to generate a new random code.