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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Seul dehors ? Aboiements à prévoir...

Votre chien s’égosille dès lors qu’il se trouve sur votre balcon, ou dans le jardin, qu’il soit en votre compagnie ou tout seul.

 

Chacun pourra reconnaître qu’il est très difficile de supporter les aboiements du chien dans voisin quand  on est tranquillement installé dans son jardin à déjeuner en famille, à cueillir les premières cerises ou allongé confortablement sur une chaise longue avec son roman préféré.

Ce qui le stimule

Un oiseau qui passe dans son champ de vision, la voisine et sa tondeuse, le passant et son chien en cours de promenade... et la symphonie canine se déclenche. 

Il est assez aisé de comprendre que l’animal, s’il n’a pas été suffisamment défoulé physiquement ce jour-là ou s’il s’ennuie, s’attache de la sorte à interpeler son auditoire et passer le temps. 

Il peut ainsi vouloir attirer l’attention sur lui (et cela fonctionne), ou exprimer sa frustration parce qu’il ne peut pas accéder aux stimulations qui suscitent fortement sa curiosité.

Certains individus sont de toute façon très aboyeurs, même s’ils ont été fatigués préalablement. La race à laquelle ils appartiennent peut y être pour quelque chose, de même que les expériences du passé et ses conditions de développement précoce.

La réaction des propriétaires

Seul dehors ? Aboiements à prévoir...

Une autre motivation souvent méconnue, relève des apprentissages que le sujet a peut-être mémorisés, depuis le temps qu’on le laisse faire ou qu’on crie sur lui.

En effet, si on le réprimande, il retient qu’il a raison d’aboyer puisque cela génère la réaction qu’il recherchait. Au fur-et-à-mesure des répétitions, il inscrit cette habitude dans son répertoire habituel.
Il en va de même si l’on ne réagit pas : qui ne dit mot consent. Dans ce cas précis, l’extinction du comportement n’est pas une certitude aussi absolue que pour d’autres situations, où l’absence de réaction amène la fin des attitudes désagréables.

C’est encore pire si les remarques sont faites de manière aléatoire (une fois on ne dit rien

, une autre on vocifère) : dans ces cas, la trace mnésique est encore plus persistante.

Ce qu’il faudrait faire

Partant du principe que la dernière chose qu’un chien veut, c’est être mis à l’écart, le propriétaire peut faire un geste explicite mais en silence (sans « aboyer »), et sans colère, lui indiquant de rentrer immédiatement dans l’habitation. L’animal bruyant apprendra de la sorte, si la réponse à ses aboiements est systématique (placé seul sans interactions), que sa posture lui apporte plus de désagrément que de plaisir.

Bien sûr il faudra répéter souvent cette nouvelle manière de gérer la situation et l’associer à d’autres (le fatiguer ou le distraire davantage, prendre des temps d’échange avec lui, lui fournir des occupations…), pour voir son comportement évoluer favorablement et durablement.

Les voisins apprécieront.

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com



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