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LBS général

17 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux prédilection.


Expertise...

Séparer les animaux de leurs propriétaires ?

Les relations entre les propriétaires et leurs animaux de compagnies sont parfois tellement fortes, qu’elles en deviennent vitales pour tous les protagonistes.

Chien uniSylvie est une jeune femme célibataire qui traverse une période difficile. Sa chienne Chimène est son soutien depuis toujours, et elles ont respectivement autant besoin l’une de l’autre. L’assistante sociale a trouvé un logement pour la maîtresse, mais sa compagne canine y est interdite d’accès.

Fernand a bientôt 85 ans, et une place dans une maison de retraite vient enfin de lui être proposée, après des années d’attente. Par contre, son fidèle Toby doit être replacé, car la présence des animaux personnels n’est pas acceptée, comme dans la plupart des Etablissements de Santé accueillant des personnes âgées.

Pasquale devrait aller se faire soigner quelques semaines pour régler un problème de santé, mais sans son chien, il reporte la cure qui lui est offerte et qui l’aiderait pourtant à améliorer ses conditions de vie.

Tous les trois refusent de se séparer de leurs animaux, faisant passer le bien-être de leurs compagnons avant le leur, leurs présences à leurs côtés non négociable. Sylvie, Fernand et Pasquale préfèrent ne rien changer à leurs vies, tant que leurs indéfectibles amis ne pourront les accompagner.

La reconnaissance du bienfait de l’Animal pour l’Humain

Depuis plusieurs décennies maintenant, les mentalités évoluent dans les pays Occidentaux et les animaux gagnent progressivement une place qu’ils méritent largement. Les psychologues reconnaissent à la quasi-unanimité que l’attachement que nouent les animaux et les humains est fondamental pour l’équilibre psychique et social des personnes, pour leur moral, leur motivation quotidienne et même leur état de santé. Les en priver revient à créer une détresse supplémentaire, dans un quotidien qui n’est déjà pas si rose.

Une utopie réalisable… à moyen terme ?

Certes il est illusoire d’exiger que les chiens et les chats soient tolérés partout, pour des raisons d’hygiènes, de peurs, de mentalités incompatibles, de troubles potentiels pour les voisins. Pour autant, de plus en plus de structures de santé le permettent : établissements accueillant les séniors, hôpitaux spécialisés en psychiatrie, centres d’accueils de personnes en situations de handicaps, instituts médicaux psychologiques, etc.

Si elle s’engage à ce que sa chienne ne représente pas une nuisance pour le voisinage, pourquoi Sylvie ne pourrait-elle emmener sa chienne avec elle ? Et que deviendra Toby si personne ne peut le prendre en charge ? Et le chien de Pasquale, s’il consent à se séparer quelques semaines de lui, où ira-t-il ? Encore un problème supplémentaire à gérer pour ces trois propriétaires.

Les animaux souffrent aussi des séparations d’avec leurs êtres d’attachement, il suffit de constater leur détresse après seulement quelques heures ou quelques jours d’absence. Ne serait-il pas le moment de s’en soucier davantage ?

 

Laurence Bruder Sergent
Vox Animae




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