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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Qui est le chien mordeur ?

Nous évoquions il y a 15 jours les principes de base de l’évaluation de la dangerosité des chiens par les comportementalistes. Intéressons-nous à présent aux fondamentaux à examiner pour procéder à cette étude.

Commençons par nous questionner sur tout ce qui concerne le chien qui a mordu. En effet, chaque sujet est le résultat de cumul d’expériences et de gênes plus ou moins favorisants. Autrement dit, l’inné et l’acquis de cet individu, dans ce contexte de vie précis, avec le passé qu’il a connu et le milieu dans lequel il est placé. Vous le verrez, certains éléments représentent un risque plus ou moins élevé dont on va tenir compte dans l’évaluation de la dangerosité potentielle du chien.

Critères concernant le présent du chien

Cela parait évident, mais il faut absolument faire vérifier son état de santé par un vétérinaire, pour s’assurer qu’aucune cause biologique ne soit responsable des conduites agressives. 

Sa situation hormonale est importante aussi, car les chiens stérilisés ou castrés sont moins sujets aux variations hormonales, et à l’inverse, ceux qui ne le sont pas, peuvent être gouvernés par elles et produire des comportements agressifs dans un contexte précis. 

De même, des troubles sensoriels (la surdité par exemple) peuvent générer des perturbations de comportements. 

En plus de son âge (un jeune individu, ou un animal âgé peuvent être plus réactifs), il faudra encore tenir compte de sa morphologie. Elle peut représenter un potentiel musculaire plus ou moins facile à contrôler, et ce critère doit être pris en compte, car un animal que l’on ne peut pas maîtriser aisément représente un risque.

Critères concernant le passé du chien

Chien mordeurSes conditions d’élevage et de développement ont façonné un profil émotionnel, un caractère et un niveau de socialisation aux espèces humaine et canine, qui rendent le chien plus ou moins apte à tolérer leur compagnie. De même, des autocontrôles doivent être acquis durant ses premières semaines de vie, notamment les notions d’inhibition de la morsure ou de maîtrise de la phase d’arrêt.

Ainsi, la blessure qu’il aura peut être infligée nous renseignera sur sa capacité à modérer sa force s’il doit se servir de sa mâchoire. Un simple hématome ou une plaie nécessitant des sutures, ne signifient pas la même chose !

On cherchera aussi à savoir s’il a une phase d’arrêt acquise, c’est-à-dire s’il a stoppé après un premier impact, ou s’il est revenu à la charge. Cette seconde option ne serait pas un motif d’optimisme…car elle signifierait que le sujet n’est pas stable émotionnellement et ne sait pas s’arrêter quand il le faut. Enfin, nous chercherons à savoir si l’agressivité s’est produite à plusieurs reprises. 

Loin de se concentrer sur un seul de ces éléments, il faut les mettre en perspective les uns par rapport aux autres.

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Laurence Bruder Sergent
Vox Animae



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