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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Quand on s’attache… ou pas

Dès les premières minutes de la rencontre avec son chien, une relation s’installe, un lien se crée, et l’on s’attache l’un à l’autre.

L'attachementTout petit déjà, le chiot apprend à reconnaitre sa mère comme quelqu’un d’important. Cela s’explique notamment par le fait qu’en tant qu’être social, notre ami à quatre pattes a absolument besoin de contacts avec d’autres individus, et ce, dès sa venue au monde. 

Après quelques semaines à veiller sur eux, la mère s’éloigne de ses petits et les repousse lorsqu’ils sont trop insistants. Elle initie ainsi le détachement, les aide à devenir indépendants en n’étant plus répondante à la moindre de leurs sollicitations.

Hyper attachement

Si les petits sont séparés trop tôt de leur mère ou d’un individu favorisant cet apprentissage, l’étape de l’acquisition de l’autonomie ne pourra avoir lieu. Ils seront donc grandement handicapés pour rester seuls, surtout si les nouveaux maîtres ne s’acquittent pas non plus de cette tâche de séparation. Le chiot passerait donc d’un être d’attachement (canin) à un autre (humain), sans expérimenter l’étape cruciale de l’autonomie.

Cette dépendance pourrait entraîner des destructions, des malpropretés, des vocalises […] lorsque l’animal n’a personne à côté de lui. 
Il ne faut surtout pas voir dans ces comportements une forme de vengeance, mais plutôt de souffrance émotionnelle qui amène à des activités de substitution.
Un entretien (au moins) avec un comportementaliste s’avère nécessaire pour aider l’animal à vivre mieux la solitude.

Quand l’attachement ne se fait pas….

L'attachement ne se fait pasL’autre extrême se rencontre aussi : certains animaux n’arrivent pas à créer des liens avec leurs maîtres, ni aller à la rencontre d’autrui. Ils sont très indépendants ou très réservés, ne se laissent diriger par personne, décident seuls de leurs comportements (pour peu qu’ils bénéficient de suffisamment de liberté pour cela). Ces chiens sont tout aussi difficiles à gérer car on a peu de prise sur eux pour les amener à coopérer avec nous. Par exemple, pour obtenir qu’ils viennent vers nous lorsqu’ils ne sont pas en laisse, il faut au minimum qu’on les intéresse… et ce n’est pas le cas !

On ne dira jamais assez à quel point les éleveurs doivent veiller scrupuleusement aux interactions sociales entre chiens durant les 8 à 12 premières semaines de leurs vies, car c’est à ce moment-là  que les bases essentielles sont posées.

Un milieu sans contacts avec d’autres chiens ni humains, une séparation trop précoce avec la mère créée des dommages difficilement récupérables.

 

Laurence Bruder Sergent
Vox Animae




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