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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Parler à son chien, ce n’est pas grave !

Par Laurence Bruder Sergent

Les jugements et remarques négatives sont facilement déversés sur les personnes qui osent avouer qu’elles conversent quotidiennement avec leur compagnon canin.

Les propriétaires qui discourent avec leurs animaux ne sont pourtant pas rares. Il s’agit d’ailleurs davantage de monologue que de conversation puisque bien évidemment, le meilleur ami de l'homme ne répond pas avec des mots.
Pour autant, on ne peut pas dire que le chien ne réagit pas du tout : c'est souvent le contraire. Par ses postures et regards, voire des petits gémissements, il fournit une réponse comportementale qui atteste de son attention. Quand il est calme, placide, voire assoupi, il inciterait presque à continuer son propos.

illustration Patrice Seiler parler à son chien, lui dire je suis CharlieBénéfices pour l’orateur

L’écoute inconditionnelle, attentive et sans jugement du chien génère le plaisir et le bien-être de l’émetteur du message. Après tout, de nombreuses personnes aiment se confier, que ce soit à un ami, un thérapeute ou un homme d'église, pourquoi ne pourraient-elles pas le faire auprès de leur fidèle compagnon à quatre pattes, qui est si proche d’elles ? Le chien pourrait être le psy idéal, du fait de sa proximité et sa disponibilité permanentes.
Au-delà des éventuels longs discours, reconnaissons que la plupart du temps, les échanges concernent les banalités de la vie courante, les questions aussi basiques que l’envie de sortir ou de recevoir une friandise.

Une question de niveau sonore

Bien entendu ce ne sont pas les remontrances, ordres et autres vociférations que l'animal accepte paisiblement d'entendre. Dans ces cas, il chercherait plutôt à se soustraire en quittant les lieux ou se cachant.
Si l'on voulait vraiment chercher des points négatifs et être légèrement de mauvaise foi, on pourrait imaginer qu’assommer de paroles d'incessantes un chien pourrait le rendre lui-même bruyant. Mais comme nous parlons de paroles calmes servant à raconter les petits événements du quotidien sur un ton normal, ce risque est quasiment inexistant.

Conséquences pour le chien ?

La question des éventuelles répercussions négatives pour le chien à « subir » des débits vocaux incessants n’est pas vraiment appropriée. A partir du moment où il y a du plaisir pour l'un et aucune nuisance pour l'autre, l’animal ne sera pas perturbé s’il a un profil comportemental et émotionnel stables. Au contraire, la relation homme/chien se trouve plutôt renforcée par des échanges complices et le chien ne se plaindra jamais d'inondations verbales insupportables. Tout juste se laissera t-il aller à de bruyants ronflements.

Gâteux ?

Arrêtons donc de culpabiliser les auteurs de longues allocutions ou de petites phrases insignifiantes, puisqu’ils ne font de mal à personne et, souvent même, ils occupent le chien entre deux promenades !

Laurence Bruder Sergent
www.vox-animae.com




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