Formations aux comportements animaliers

Montrer à son chien qui est le patron ?

Par Laurence

Poser les limites sans brutalité

Nous évoquions il y a quelques temps les repères qu’il est souhaitable de donner à nos chiens afin d’éviter qu’ils ne deviennent ingérables.

Tous les animaux de compagnie ne sont certes pas en quête permanente de leadership, mais il en est quelques-uns qui prennent un malin plaisir à tester nos limites. Pour éviter d’en arriver à des contextes où l’on perd son calme à force d’agacement et où l’on réagit trop fortement, il est plus productif d’anticiper.

Il ne mange pas quand il veut

On évitera de lui laisser de la nourriture à disposition toute la journée : la nôtre, comme la sienne. Pour sa propre alimentation, une dizaine de minutes de présentation de son repas est largement suffisante s’il a faim. Il ne tardera pas à vider sa gamelle. De plus, s’il a tendance à  garder sa pitance et menacer à la moindre approche, cette manière de procéder sera particulièrement bénéfique puisqu’il n’aura plus aucune raison de craindre qu’on la lui retire : les règles seront claires et invariables, donc rassurantes pour lui. Par ailleurs, il n’est pas facilement accepté par les propriétaires que les chiens se servent de leurs mets… qu’ils avaient pourtant délaissés. En prenant le soin de tout ranger lorsqu’on quitte les lieux, on supprime par là-même tout risque de chapardage et de menace si l’on souhaite récupérer le morceau de pain dont ils s’étaient légitimement (puisque sans gardien pour veiller) servis. Attention cependant au niveau du nombre de repas par jour qui lui sont nécessaires : les métabolismes des uns sont plus rapides que les autres, il n’est pas souhaitable de rester figé sur un repas, s’il a faim au bout de 6 heures de digestion : on passera alors à deux voire trois plats servis par journée, pour son bien être physiologique.

Qui obtient réponse de l’autre ?

Concernant la modification de nos comportements, nos meilleurs amis sont parfois très inventifs et particulièrement efficaces. Un museau qui se pose sur nos genoux, une patte qui vient quémander de l’affection… et instantanément, notre réponse suit, nous obéissons en leur donnant ce qu’ils étaient venus chercher : de l’attention. N’y voyons pas nécessairement une volonté de leur part de nous gérer ! Non, il s’agit uniquement de quête de lien social… sauf lorsque la demande devient permanente, répétitive, exigeante et à la limite du harcèlement. Certains sujets n’acceptent même pas de laisser leurs humains regarder la télévision tranquillement ! Pour modifier cette conduite, il suffit simplement de ne plus y répondre systématiquement. L’animal insistant apprend alors que ses excès ne sont pas toujours suivis d’effets et que son humain est d’abord maître de ses propres agissements. Il se discipline peu à peu, et gagne même en autonomie affective : il n’a plus besoin de tenir son propriétaire sans cesse à sa portée puisqu’il sait qu’il ne sert à rien de chercher à le contrôler.

L’espace et les déplacements

Milou suit tout le monde « comme un chien », même dans la salle de bains ou aux toilettes ? Au-delà de la formule consacrée, il convient de remettre les choses à leurs places : chacun est libre de faire ce qu’il veut chez soi, mais il n’est pas conseillé d’aller au-delà d’un certain point. La personne qui accepte cette surveillance incessante risque de voir le vaillant sujet étendre sa mainmise aux lieux de passage, aux lits et canapés, et à l’accueil des invités. Et lorsque les humains laissent les chiens aux tempéraments entreprenants exercer leurs contrôles sur tous ces points, il est à craindre que leur confiance augmente jusqu’à les faire réagir vigoureusement, voire violemment, à toute demande humaine qui leur apparaitrait comme un défi ou une insolence. Voilà pourquoi il est recommandé, lorsque l’on se retrouve face à un individu particulièrement contestataire, de gérer soi-même ces éléments de base.

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

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