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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Mon chien n’est pas propre - Page 2

La question de l’attachement excessif

Chien amourHyper-émotivité et ultra-sensibilité peuvent venir en symptômes d’un autre mal : l’hyper-attachement. Tout comme le fit la maman chien avec ses petits, les propriétaires vont devoir pratiquer un détachement, indispensable au bon équilibre psychique de l’animal. On conseille alors de limiter les contacts affectifs et d’en être toujours à l’initiative et, surtout, de dé-ritualiser les départs et les retours. 

Quand l’hyper-attachement s’aggrave d’un problème lié à la solitude, on apprendra au chien à être seul même en présence de ses maîtres, par exemple en ne le laissant pas les suivre dans toutes les pièces. Il est primordial de comprendre qu’un chien qui est tout le temps collé à ses propriétaires va vivre leur absence comme un vrai déchirement : il va passer brutalement du tout-ensemble au tout-seul, source d’une terrible détresse émotionnelle.

Apprendre l’autonomie à son chien : 

1)    limiter les rituels de départ
2)    limiter les rituels de retour
3)    gérer les déplacements et les lieux de couchage du chien
4)    limiter provisoirement les contacts affectifs et sociaux ET en être toujours à l’initiative
5)    ne plus laisser le chien suivre les humains dans tous leurs déplacements
 


Des perturbations dans l’environnement

Des « détails » dans nos vies humaines peuvent aussi engendrer de véritables tsunamis affectifs chez nos chiens : un déménagement, un divorce, un bébé, une maladie sont autant d’événements à ne pas négliger.De soudaines malpropretés, ou des régressions chez un chien qui a déjà exprimé des troubles de ce type, peuvent y trouver leur origine.

Une énergie non évacuée

Certains chiens étiquetés « malpropres » souffrent juste d’un surplus d’énergie. Toutes les races n’ont pas le même besoin d’activités physiques. Là où trois promenades calmes suffiront à un dogue allemand, plusieurs heures de course en liberté ne calmeront peut-être pas un border collie. En cas de manque d’actions à ce niveau-là, des malpropretés peuvent survenir.


Chien seulEnfin, « last but not least », parlons de l’ennui... Car oui, nos chiens s’ennuient ! Ils passent de longues heures seuls, à nous attendre, à subir les aléas de nos vies de ministres. Pour passer le temps, ils se trouvent des occupations, pas toujours à notre goût !

Et si, faisant preuve de compassion, nous leur offrions de quoi s’amuser durant nos absences ? Un gros os de bœuf, un jouet rempli de friandises, des croquettes cachées dans l’habitation : ils oublient ainsi leur solitude, jouent, se dépensent intellectuellement, piquent même un petit somme entre deux résolutions d’énigmes.

En résumé, on peut dire que les problèmes de malpropretés tiennent à deux grandes familles de causes : un apprentissage de la propreté incomplet ou mal assimilé par le chien et une activité dite de « substitution » exprimant un mal-être ou une émotion forte.

Evidemment, un comportement étant rarement imputable à une seule cause, les possibilités peuvent s’additionner. Néanmoins, gardons toujours à l’esprit que les mictions et défécations ont aussi une valeur communicative : les chiens veulent nous faire passer un message. A nous de faire l’effort de les comprendre pour mieux vivre avec eux.


Laurence Bruder Sergent et Marie Perrin



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