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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Mon chien n’est pas propre

Dans ce dossier consacré aux malpropreté de nos compagnons, nous verrons et expliquerons les causes de ces comportements. Cet article est co-rédigé avec Marie Perrin.

Qu’est-ce qui provoque les malpropretés chez nos compagnons ?

Chien et malpropretésEnnui, anxiété, hyper-attachement sont générateurs de troubles du comportement. Quand un chien ne parvient pas à s’adapter à un contexte de vie, il réduit en effet son inconfort par des activités d’apaisement et de substitution, telles les vocalises, destructions ou malpropretés. Arrêtons-nous plus longuement sur ces dernières, et tentons d’analyser et de comprendre ce que les chiens nous « disent » lorsqu’ils urinent sur les tapis ou défèquent devant la porte d’entrée.

Le concept de propreté

Rappelons tout d’abord que dans le monde du chien, il n’existe que deux règles : on ne fait pas ses besoins là où on mange ni là où on dort.

Dans le monde des humains en revanche, la propreté est une notion complexe qu’il va falloir apprendre au chiot : il doit se retenir lorsque la nécessité s’en fait sentir, pour faire à un endroit et un moment qui nous conviennent.

Et s’il veut communiquer avec son entourage ?

Si le chien a appris et assimilé qu’il doit se retenir pour se « vider » plus tard, au bon endroit, et s’il ne souffre d’aucune pathologie organique, et que, malgré tout, il fait ses besoins dans la maison, c’est qu’il est dans un processus de marquage et de communication.

Chien obéissanceCertains chiens malpropres souffrent d’un problème de positionnement dans leur famille humaine. Un animal auquel on a abandonné la position de régulateur peut marquer ostensiblement l’habitation, généralement en présence de ses maîtres. Ce chien a l’habitude de décider de tout, il se déplace où bon lui semble, monte sur le canapé et en descend quand il le veut, mange en libre-service, dort sur le lit, obtient les caresses et l’attention qu’il souhaite, quand il le souhaite.

Pour ces chiens-rois, la thérapie se résume en une seule phrase : les propriétaires doivent redevenir les décideurs chez eux. 

Une autre cause à envisager : son profil émotionnel

Des émotions intenses peuvent entraîner des émissions d’urine, voire des défécations. Les « pipis de joie » sont fréquents chez les chiots : on préconise de ne pas encourager ces débordements, d’en faire des non-événements. S’il s’agit  d’un chien adulte, on se demandera si sa réponse est proportionnelle au stimulus : si oui, tout va bien. Si non, il va falloir apprendre au chien à gérer ses émotions. Des comportements auto-centrés, des plaies de léchage, des phobies viennent parfois compléter le tableau : l’unique voie est alors un long processus de thérapie comportementale encadrée par un professionnel.




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