Votre navigateur ne semble pas supporter JavaScript !
Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Mon chien est un prédateur

Même s’il partage notre canapé, qu’il connait les membres de la famille, et qu’on le soigne avec tous les égards nécessaires, notre chien reste un prédateur.

La prédation est un instinct naturel irrépressible. L’animal prédateur poursuit tout ce qui se déplace rapidement, qui court, roule, etc. Lorsqu’il a saisi sa proie, il la secoue pour lui briser les cervicales, lui comprimer la carotide et l’étouffer. Vous voyez peut-être votre chien faire la même chose, lorsqu’il martyrise sa peluche dans tous les sens.

Une question de motivation ou un acte instinctif ?

Chien prédateurA l’état sauvage, c’est la faim et les traces olfactives qui stimulent le prédateur, il cherche une proie pour se nourrir, et mettra toutes ses ressources en action pour y arriver.

Pour nos chiens domestiques, qui n’ont plus besoin de chercher eux-mêmes leur nourriture, il en va autrement : l’appétit n’est plus le moteur principal de leurs comportements de chasse.

Le manque d’activités dans la journée, une sélection de l’Homme qui a créé certaines races dans le but d’être aidé à la chasse, la prédisposition de certains individus qui a été accentuée par des expériences bénéfiques, sont des éléments à envisager aussi, en plus de l’acte instinctif de poursuite.

 

 

Plus ou moins chasseurs

Certains sujets sont beaucoup plus aux aguets que d’autres, et le moindre mouvement les stimule. Un cycliste qui passe sous ses yeux, une balle qui est lancée au loin, un hamster dans sa cage, et voici notre chien familier transformé en prédateur.

Une propriétaire m’a d’ailleurs demandé comment faire avec son chien qui poursuit les chats jusqu’à les tuer (mais pas les manger).

D’autres individus, au contraire, restent observateurs devant les enfants qui s’agitent, les motos qui passent sous leurs truffes, et ne bougent pas un cil malgré les stimulations sensorielles.

Peut-on faire quelque chose pour empêcher la prédation ?

En habituant très tôt le chien qui va vivre avec des animaux-proies à ses côtés, on peut réduire les comportements de poursuite et de mise à mort. De même, en se promenant le long des pistes cyclables quand il est encore jeune, en le gardant à l’attache, on lui apprend à ne pas s’attaquer aux vélos. Malheureusement on ne peut jamais être sûr à 100 % que le chien ne repassera jamais en mode « prédateur » un jour.

 La meilleure stratégie reste la prévention : si votre animal a cette tendance à pourchasser ce qui l’entoure, gardez-le en laisse à l’extérieur, et protégez les animaux de l’intérieur avec des barrières.

 

Laurence Bruder Sergent
Vox Animae




Ecrire un commentaire

  • Les champs obligatoires sont précédés d'une *.






 

Nous vous rappelons que vous êtes responsable du contenu des commentaires que vous publiez.

Articles qui pourraient vous intéresser

Accédez à tous les articles en relation