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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Média-animaux

Les animaux et les humains sont faits pour vivre ensemble, ils peuvent s’apporter beaucoup affectivement et physiquement, au quotidien et dans des circonstances spécifiques.

Depuis plusieurs années maintenant, à l’étranger et en France, une nouvelle manière de cohabiter avec les animaux se fait jour. Grâce à la présence de chiens, de chats, mais aussi d’oiseaux, de rongeurs, d’équidés […], il est possible d’apporter un soulagement à des personnes en difficulté (s).

Loin de considérer que l’animal est un outil, ce qui serait éthiquement indéfendable et légitimement critiqué, des professionnels de santé, éducateurs, psychologues, interviennent épisodiquement avec ces nouveaux partenaires.

Communications individuelles et interactions de groupe

Chien et médiation animaleEntrer en relation avec des personnes atteintes de maladies graves, en difficultés mentales ou en exclusion sociale est parfois laborieux pour l’entourage et les personnels d’accompagnement. Grâce à la venue d’un individu qui ne fait pas partie du quotidien, les équipes soignantes arrivent à obtenir des petits signes d’une communication et pourquoi pas, d’une amélioration du comportement et/ou du moral des personnes. 

Une interaction verbale s’instaure entre soignants et patients, le sujet de conversation peut être l’attitude de l’animal qui se déplace dans la pièce, la bonne manière de s’adresser à lui ou de lui apporter de l’affection, l’entretien de son pelage, sa nourriture, ses habitudes...

 

Autant de raisons de recommencer à s’intéresser à autrui et d’établir un lien, même ténu et ponctuel, entre les personnes et les animaux.

Bienfaits multiples et mesurables

D’autres bienfaits sont mesurés par les observateurs de ces méthodes de médiation animale : baisse de l’apathie des personnes qui ont tendance à être déprimées, augmentation des tentatives de communication verbale et non verbale, intérêt pour l’environnement (même provisoire !), créations de nouvelles relations entre les personnes, organisation du quotidien pour pouvoir rencontrer l’animal et l’intervenant, amélioration de la qualité de vie, stimulations sensorielles par le toucher, l’observation visuelle, l’audition, l’olfaction…

Ethique et déontologie de la médiation animale

Un critère extrêmement important pour les médiateurs humains qui interviennent avec leurs propres animaux dans des milieux accueillant des personnes en nombre, est de s’assurer constamment du bien être émotionnel et physique de leurs partenaires bipèdes ou quadrupèdes. Il est inenvisageable de leur faire vivre un évènement traumatisant, dérangeant ou douloureux à ce partenaire indispensable ! Des chartes de vie en groupe et de bonne cohabitation avec l’animal sont établies et scrupuleusement respectées dans ces structures encadrées et organisées avec beaucoup de soin. Chaque participant est invité à bien se comporter et accompagné si nécessaire pour que tout se passe bien pour tout le monde.

Que vit l’animal ?

On peut se demander ce que vit l’animal qui est ainsi amené dans des lieux potentiellement anxiogènes, par exemple un établissement accueillant des personnes atteintes de maladies mentale graves, très âgées, ou les détenus des établissements pénitentiaires. Il se trouve que, contrairement aux premières apparences, aux raccourcis intempestifs (forcément réducteurs) qui pourraient être faits quand on ne connait pas le sujet, les professionnels sont consciencieux et précautionneux. C’est pour cela que l’on ne s’improvise pas intervenant en médiation animale sans formation.

 

Laurence Bruder Sergent
Vox Animae



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