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Gwendoline Le Peutrec-Redon

Comportementaliste spécialiste du chat, mes compétences s'étendent à tous les problèmes de comportement félin, y compris des chatons grâce à mon activité d'éleveuse.


Expertise...

Les signes de mal-être chez le chat - Page 3

Par Gwendoline Le Peutrec-Redon

Les causes du mal-être

Celles-ci sont aussi diverses qu’il existe de contexte de cohabitation. On pourra dire d’une manière très générale et synthétique que tout environnement inadapté aux besoins du chat et/ou que tout relationnel avec l’humain inadéquat sera une cause de stress. La principale difficulté sera de comprendre que ce n’est pas parce que le chat du voisin vit à peu près avec les mêmes conditions de vie que le vôtre que ces deux chats vivront les choses de manière identiques.

En effet, une composante du stress c’est qu’il est individuel ! En fonction de son développement précoce, de sa familiarisation, des expériences vécues tout au long de sa vie, de son tempérament mais aussi de sa condition physique (maladie, handicap, jeunesse, vieillesse…), chaque chat a sa propre jauge émotionnelle et ses propres capacités d’adaptation.

 

Les principales causes peuvent de trois ordres : physiologique, psychologique ou environnemental.

- Ainsi un chat malade, qui a le mal des transports, qui est douloureux, dont on a retiré les griffes, qui a faim/soif, qui est sénile ou encore qui ne peut se reproduire (lorsqu’il n’est pas castré/stérilisé) sera davantage sensible aux agents stresseurs.

- D’un point de vue psychologique, le chat hyper dépendant, sevré précocement, qui est régulièrement puni, qui subit de fortes contraintes ou des interdits, qui est phobique, qui connait des frustrations répétées ou qui s’ennuie aura de fortes chances de développé un état de stress durable

- Du point de vue environnemental, tout relationnel inadapté avec l’humain (non-respect des codes et signaux du chat, enfants harcelants, maltraitance, arrivée d’un bébé…), tout problème de cohabitation avec des congénères ou d’autres animaux (relation conflictuelle, surpopulation, concurrence à la nourriture, adoption…) et tout environnement insécure (trop de bruit, pas de refuge, inconstance de l’accès à l’extérieur, mauvaise gestion des litières, odeurs parfumées dérangeantes, pas ou peu de support de marquages…) causera très probablement des situations anxiogènes pour le chat.

 

Que faire alors ?

Si vous remarquez ou soupçonnez que votre chat a l’air stressé, inquiet, vous pouvez d’abord vous assurez qu’il ne souffre d’aucun problème médical auprès de son vétérinaire. S’il y a effectivement un souci, procédez au traitement de votre chat et une fois guéri, il devrait ne plus avoir de manifestations de stress. Toutefois, il arrive que le chat associe son état pathologique à un élément de l’environnement et par association, il pourra continuer d’avoir des signaux spécifiques malgré la guérison. Un comportementaliste peut vous aider à déterminer quels sont les points à modifier et les conditionnements/déconditionnements que l’on peut faire pour aider le chat à retrouver son homéostasie sensorielle (niveau d’équilibre d’un individu).

La plupart du temps, vous pouvez déterminez vous-même ce qui est à l’origine du stress de votre chat et faire les modifications vous-même mais parfois cela s’avère très délicat. Notamment parce qu’entre le premier élément anxiogène et l’apparition des comportements précités, il peut s’être écoulé du temps. C’est l’accumulation – la goutte d’eau qui fait déborder le vase– qui peut faire exprimer des comportements qui seront gênants pour vous mais qui seront simplement des tentatives de votre chat de s’adapter à la situation.

Oubliez tout remède miracle qui ne font que cacher les problèmes, les reporter, les rediriger : il y a une raison pour laquelle votre chat est stressé et seuls sa détermination ainsi que sa résolution permettront à votre chat d’aller mieux, de retrouver un environnement serein. Les comportementalistes spécialistes du chat sont à même de vous aider, c’est même le nerf de la guerre de la profession !




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