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Nicolas Sergent

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Expertise...

Les chiens « dits » dangereux

Depuis le 31 décembre 2009, les propriétaires de chiens considérés comme « à risques » par l’état sont soumis à un certain nombre de contraintes.

Il ne fait pas bon être rottweiler ou american staff en France aujourd’hui. Avec plusieurs autres races et « types » (comprenez « ressemblant à » ou « croisé ») de chiens, leurs représentants sont obligés de subir une évaluation comportementale chez un vétérinaire, et les propriétaires une formation de 7 heures.

Les statistiques et les faits réels contredisent ces mesures : ce ne sont pas les pittbulls et autres individus dits « dangereux » qui sont responsables du plus grand nombre de morsures, malheureusement il semble qu’il fallait désigner quelques coupables, (pour l'exemple ?).

Chien dangereuxBouc émissaire ?

Si l’on essaie de faire preuve d’honnêteté et d’objectivité, on peut sérieusement mettre en doute le fait que l’agressivité, la dangerosité ou la « méchanceté » [anthropomorphisme] dépendent de critères morphologiques. Est-ce parce que sa couleur est noire que le rottweiler fait peur ? Mais nous n'avons pas peur des labradors et autres types de chiens noirs… 

Est-ce un critère de force de mâchoire et de gravité des blessures potentielles ? Pourtant tous les chiens de grande taille ne sont pas pris pour cible.

Est-ce un critère de type molossoïdes ? Dans ce cas, la cohérence voudrait que les bull-terriers ou les dogues argentins soient inclus dans cette loi.


Volonté de nuire ?

On peut s’interroger sur la volonté de nuire que l’on prête à certains chiens, alors que d’autres seraient totalement inoffensifs. 

Aucun professionnel ne peut pas soutenir sérieusement que ceux-ci sont plus dangereux que ceux-là. Rappelons-le, ce sont les hommes (le naisseur et le ou les propriétaires successifs) qui façonnent leur animal, qui l’aident à devenir un animal équilibré ou une bombe à retardement. De plus les accidents existent, les maladresses sont fréquentes, les défauts de vigilance quotidiens, et ce n’est pas parce qu’on a un chien exclu de la loi qu’on pourra l’éviter. 

Formation des propriétaires, prévention et esprit civique

En plus de l’évaluation comportementale de son chien, le maître doit suivre une formation sensée le former à la compréhension des comportements  et donc prévenir les risques. Cette journée est obligatoire sous peine d'amende, et de conséquences fâcheuses, voire définitives pour l’animal. 

 

Laurence Bruder Sergent
Vox Animae


Ainsi mieux vaut éviter de se soustraire à la loi, mais rassurez-vous, un chien bien dans ses poils ne devrait pas avoir de difficultés à passer le test.                




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