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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Les chiens dans les sociétés modernes

Depuis quelques années maintenant, une nouvelle tendance voit le jour dans nos relations à nos animaux, surtout dans les sociétés modernes… et riches.

Chien sous les drapsAlors que dans le temps (pourtant pas si lointain), les chiens vivaient à l’extérieur de l’habitation et avaient des rôles essentiellement utilitaires, à présent tous les excès sont permis. La relation où chacun avait sa place s’est transformée en une dépendance affective réciproque, et l’on constate des comportements allant jusqu’à l’absurde.

Depuis le chien qui dort sous la couette avec ses propriétaires (admettons), à celui qui a droit à une coupe régulière chez le toiletteur (indispensable pour de nombreux chiens) jusqu’aux toutous américains sous antidépresseurs, ou disposés précautionneusement sur des coussins en satin, toutes les dérives sont à présent accessibles pour quelques dizaines d’euros. 

 

De nouveaux concepts étant inventés chaque mois, ces tendances à l’humanisation de l’animal ne tournent pas toujours en sa faveur. Le chien traité comme une personne (voire mieux) se mettra à avoir des comportements que l’on trouvera désagréables, et qu’on voudra supprimer par tous les moyens, alors que l’humain a grandement contribué à les créer.

A l’autre bout du monde…

Au même moment, dans certaines zones de l’Australie, à Katmandou, en Afrique et quelques pays de l’Amérique du Sud, dans les pays dits pauvres ou en voie de développement, les chiens errants, complètement sauvages ou en semi liberté, luttent pour survivre. Ils ont parfois l’aide des habitants ou des associations de sauvetage qui les nourrissent, leur apportent un abri ponctuellement. Mais la plupart du temps, ils sont ramassés par les fourrières et jetés aux oubliettes (dans le meilleur des cas), voire massacrés par les esprits malins, que personne ne punira puisque les animaux vagabonds n’ont pas de statut. 

Si on racontait aux populations locales qu’ailleurs dans le monde, ces chiens pouilleux seraient toilettés, parfumés, habillés et logés dans des paniers de luxe…. Ils en riraient. Ou s’en désespéreraient.

Dans une époque où la mondialisation est valorisée, les mœurs des humains envers leurs animaux restent encore bien subjectives. 

 

Laurence Bruder Sergent
Vox Animae




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