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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Les besoins fondamentaux de nos chiens familiers 1/3 - Page 2

 

  • Le confort : comme vous, votre chien a besoin d’être à l’aise physiquement, émotionnellement, thermiquement et sensoriellement. Ainsi, si vous le laissez au milieu de 30 garnements qui gesticulent et piaillent comme des corbeaux affolés autour de lui, son bien être émotionnel et sensoriel n’est pas garanti. Même disposé sur un coussin moelleux, à une température dans la pièce qui lui est agréable, les dérangements occasionnés sur les deux autres niveaux de confort peuvent l’insupporter. Il en va de même s’il a trop chaud ou froid, ou qu’il est installé sur un support incommode.

    Une serviette épaisse posée à l’écart de l’agitation, une atmosphère calme autour de lui, une réduction significative du stress ambiant et une climatisation modérée amélioreront ses conditions de vie.
  • La sécurité : plusieurs ressources sont indispensables pour un chien. Outre sa propre sécurité qui doit être garantie pour qu’il se sente en paix, il peut avoir des préférences supplémentaires : sa nourriture, son panier, son territoire, ses jouets, ou son propriétaire.

    Il faut éviter de le taquiner sur ces thèmes quand ils sont importants pour lui, pour ne pas l’amener à adopter une attitude agressive de défense.
  • L’exercice physique : s’il était encore à l’état sauvage, notre meilleur ami passerait la majorité de son temps à chercher de la nourriture. Il parcourrait des dizaines de kilomètres tous les jours et devrait mettre en place des techniques pour atteindre ses objectifs sans faire trop de couteux efforts. Aujourd’hui nous nous occupons de lui fournir son repas et lui procurons quelques promenades, lorsque nous avons le temps ! Il lui reste peu d’occasions de se défouler comme il le voudrait et de se distraire en explorant l’environnement.

    Vous savez ce qu’il vous reste à faire : chaussez vos baskets, prenez soin de changer régulièrement d’itinéraire et… en route !
  • Les occupations : plusieurs activités procurent du plaisir à nos chiens, alors que l’oisiveté et le manque de distractions les perturbent grandement. Nombreux sont ceux qui aiment grignoter des morceaux de bois, des jouets, leur panier, ou prendre en gueule les chaussures non rangées. D’autres aboient leur ennui ou leur frustration à voir des distractions en dehors de leur champ d’action (derrière une vitre ou une palissade).

    Achetez à votre meilleur ami les objets qui lui font plaisir, tout en le distrayant : il existe de plus en plus de jouets interactifs, qui recèlent des récompenses cachées. En plus de la joie gustative qui se trouve au rendez-vous, l’occupation intellectuelle pourra les combler tout aussi bien qu’une partie de balles dans le jardin.
  • Les activités de prédation : flairer des odeurs de gibier, suivre des pistes, creuser à la recherche d’un rongeur, poursuivre une proie, l’attraper, l’attaquer, la mettre à mort et la consommer … voilà des activités chères aux prédateurs mais impossibles et inacceptables pour notre chien de famille. Ce sont pourtant là des attitudes normales et, que l’on inhibe pour différentes raisons (légales, psychologiques, etc.). Nous transformons souvent ce besoin primaire en le détournant de son but initial : lorsque nous lui jetons des balles ou des jouets au loin, nous déclenchons le réflexe de poursuite. Avec le pistage ou la recherche, nous stimulons son olfaction et avec le dressage au mordant, nous l’incitons à prendre en gueule et secouer fortement une cible, comme il le ferait pour briser les cervicales d’une proie. Ces ersatz ne satisfont pas tous les chiens… mais c’est tout ce que nous pouvons faire pour notre compagnon canin à ce niveau là… à moins de l’emmener chasser avec nous.

    Si les pulsions de votre chien sont trop fortes, vous pouvez détourner son comportement en lui proposant des activités qui l’intéressent : courses en cynodromes (il poursuit des leurres), recherche (stimule son olfaction), sports canins (qui lui permettront de se franchir des obstacles à grande vitesse, se faufiler dans des tunnels…).
  • La reproduction : nos chiens familiers n’ont quasiment aucune liberté, ce sont les humains qui décident du mâle ou de la femelle qui servira de géniteur/génitrice. Pourtant, ce critère fait partie de leurs besoins fondamentaux.

    La stérilisation et la castration sont utilisées pour contrer cet instinct lorsqu’il est excessif et pallier aux mal-êtres ressentis par la femelle en chaleur ou le mâle stimulé par ses hormones.





Dans les prochains articles, nous passerons en revue les autres besoins de nos chiens, à savoir les besoins sociaux et les besoins propres à chaque individu.


Laurence Bruder Sergent



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