Votre navigateur ne semble pas supporter JavaScript !
Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

le langage de sa queue

Comprenez-vous ce qu’il vous dit ?

Les propriétaires de chiens ont l’habitude d’observer leur animal pour déterminer son état émotionnel. Mais interprètent-ils correctement les signes qu’il émet ?

illustration de Patrice Seiler


Lorsque le chien remue vigoureusement sa queue, l’humain a tendance à considérer que celui-ci est de bonne humeur, dans l’attente d’une caresse, d’une sortie ou d’un jeu. Son émotion est forcément positive. Si sa queue est droite, s’il aboie en même temps, si ses oreilles sont plaquées sur son crâne et si son poil est hérissé le long de sa colonne vertébrale, nous savons que son humeur est autre, cette attitude est potentiellement belliqueuse. Lorsque sa queue est repliée sur son abdomen, c’est qu’il a peur. Et s’il bondit, si son regard est noir ou qu’il se fige, saisit-on toujours la nuance qu’il propose ?

Un seul signe ne suffit pas

Il n’est pas suffisamment explicite de dire que le chien est content parce que sa queue remue, sans ajouter si le mouvement est rapide ou lent, latéral ou circulaire, associé ou non à une pilo-érection et une vocalise. Son regard, ses postures, sa communication sonore, la position de ses oreilles, jusqu’à l’odeur qu’il dégage, nous renseignent effectivement de manière plus précise… pour peu que nous ayons appris à interpréter ces signes canins.

Les biais sont légion

Malgré toute notre bonne volonté, notre tendance permanente à attribuer des caractéristiques humaines à nos meilleurs amis biaise souvent nos points de vues. Par ailleurs nos observations seront forcément incomplètes si l’on néglige le contexte de la situation et le tempérament de l’animal en question. De nature craintive, il aura en effet tendance à positionner sa queue entre les pattes beaucoup plus fréquemment que si son caractère est généralement calme et assuré.

Ces paramètres individuels associés aux signes observables nous permettront une bonne interprétation de la situation… pour peu que l’anthropomorphisme et l’affection que nous lui portons ne s’en mêlent pas.

Les études en cours

Il nous faut reconnaitre que l’empirisme ne suffit pas : plus il y a de signaux, plus notre compréhension devient compliquée. La précision scientifique nous apportera forcément des adjectifs qualificatifs plus adaptés. Les mouvements de l’ « appendice caudal » sont étudiés actuellement par une équipe italienne, qui cherche à préciser ce que nous savons approximativement pour l’avoir observé depuis que nous cohabitons avec les chiens : la queue est un outil multimodal d’expression et de communication qui n’a pas révélé tous ses secrets.

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com



Write a comment

  • Required fields are marked with *.

If you have trouble reading the code, click on the code itself to generate a new random code.
 
Michaud
Posts: 1
Comment
Une aide précieuse...
Reply #1 on : Wed January 15, 2014, 15:33:16
Parfois, l'interprétation est plus facile avec l'aide d'un chien. Les attitudes et réactions d'un congénère face au comportement d'un chien nous offrent des éléments supplémentaires d'interprétation.