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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

L’aboiement, son seul moyen de communication ?

Contrairement à ce que pense la plupart des gens, les chiens disposent d’un éventail de signaux pour faire passer des messages à leurs congénères et à nous.

L’aboiement, son seul moyen de communication ?

 

Lorsqu’ils veulent échanger des informations, les humains utilisent plusieurs modalités de communication : verbale (en écrivant ou parlant), non verbale (les gestes, mimiques et postures associés) et para-verbale (les intonations qui s’ajoutent aux paroles prononcées, le volume, le timbre).

Les chiens accommodent eux aussi de variations complexes, ils sont capables de nuancer leurs intentions, leurs demandes et leurs besoins.

Comme nous, il suffit simplement qu’ils aient appris ces codes en étant jeunes, et les interactions seront aisées avec leurs congénères qui ont appris le même langage.

 

Un aboiement = un mot ?

Francis a exprimé son désarroi car il pense qu’il ne saisit pas le langage de son meilleur ami et ne le comprendra jamais : il trouve que les sons que son chien émet ne sont pas signifiants. Pour lui les « mots » canins ne sont pas limpides, et il se sent triste d’être un propriétaire si incompétent.

Il dit qu’entre chiens tout est facile, mais qu’entre deux espèces les échanges sont trop complexes. Pour rassurer ou inquiéter Francis, il est utile de lui expliquer que les manifestations sonores ne sont qu’une toute petite partie des capacités de nos canidés pour transmettre leurs états d’âmes et leurs désirs.

 

Plusieurs organes s’expriment

Le corps tout entier s’exprime et plusieurs organes entrent en jeu. Généralement les battements de queue sont repérés facilement car leurs mouvements captent notre attention. La vitesse et l’amplitude des agitations du fouet, associées aux postures corporelles, au poil hérissé et parfois à de petits bonds, sont autant de signes qui nous permettent d’envisager l’état émotionnel de l’individu.


Si vous tenez son jouet préféré dans votre main et qu’il se positionne de la sorte face à vous, vous avez vite fait d’en déduire qu’il est plutôt en joie.


A l’inverse, s’il est figé et tout son corps de biais, si ses oreilles sont plaquées sur son crâne, si sa tête est détournée et son regard vous fuit, si ses babines frémissent et qu’il semble mal à l’aise, s’il gronde …. vous saisissez certainement là aussi qu’il n’est pas bien et qu’il s’apprête à fuir ou à mordre.

 

Observer et contextualiser

Comme nous venons de le voir de nombreuses informations s’expriment avec plus ou moins d’évidence et d’intensité pour signifier une grande palette d’émotions.

La formule « il ne leur manque que la parole » n’est pas exacte : leur répertoire est étendu. C’est notre réception des messages qui laisse à désirer.

Il suffit d’être attentif et de toujours relier le contexte avec ses observations. De la même manière que pour apprendre une langue étrangère, il est nécessaire de répéter et s’exercer souvent pour bien interpréter les signaux différents qui sont émis. N’importe qui peut apprendre la langue canine, c’est simplement une question d’entraînement.

 

Laurence Bruder Sergent
Vox animae

L’aboiement, son seul moyen de communication ?



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