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Marie Perrin Bassler

Insérée dans l'univers cynophile alsacien et français depuis plusieurs années, mon but est d'aider les maîtres un peu débordés par leur animal, en mettant mon savoir et mon savoir-faire au service de leur mieux-être.


Expertise...

Faire du sport avec son chien

Par Marie PERRIN

 

Envie de bouger avec votre chien ? De vous dépenser tout en vous amusant ? Du canicross au ski joëring, de nombreuses activités « nature » s’offrent à vous. Petit décryptage pour vous aider à faire votre choix...

 

Les différentes disciplines

Une petite dizaine de disciplines existent actuellement sur le « marché » des sports canins. Certaines sont anciennes, les autres beaucoup plus récentes. Toutes, ou presque, ont une version « loisir » et une version « compétition ». Canirando, canicross, bike ou ski joëring, trottinette, mushing : sous ces appellations « techniques » se cachent des sports tout-terrain ludiques, ouverts aux amateurs de grand air. Chacun optera pour celui qui convient à sa condition physique et à celle de son chien.

Le matériel 

Il varie évidemment selon les disciplines. On retrouve néanmoins quelques dénominateurs communs : le chien, équipé d’un harnais adapté, est placé devant son conducteur, relié à lui par une longe élastique renforcée d’un amortisseur. Ainsi, le (ou les) chien(s) tracte(nt) l’être humain, lui permettant de gagner en vitesse ou de se déplacer quand les conditions météo rendent la plupart des excursions impossibles. Tous ces passe-temps, sans exception, vous permettront de vous évader, de vous aérer, de garder la forme et de renforcer le lien qui vous unit à votre compagnon.

Selon les saisons

En hiver

Le mushing et le ski joëring sont des disciplines hivernales, les plus anciennes, celles aussi dont découlent toutes les autres. Les mushers possèdent généralement des cheptels de chiens, souvent des nordiques, et considèrent l’attelage comme une véritable philosophie de vie. En revanche, pas besoin de meute pour s’adonner au ski joëring : un ou deux chiens suffisent. Dans les pays scandinaves, berceau du « skijo », il est d’usage depuis des millénaires de se déplacer à ski attelé à un cheval... ou à un chien, avatar plus récent mais tout aussi efficace.

Toute l’année.

Le canicross, lui, ne connaît pas les saisons. On peut ainsi le pratiquer quasiment toute l’année. Certaines compétitions sont d’ailleurs organisées en hiver en montagne, sur neige et sur verglas. Il en va de même pour le canirando*: peu importent les conditions météorologiques, si le tapis neigeux est trop abondant, les plus courageux chausseront leurs raquettes pour la balade.

Aux beaux jours.

Enfin, la trottinette, le bike joëring**, l’attelage hors neige (kart), voire le roller feront la joie des amoureux de plein air du printemps à l’automne. Il va de soi qu’avant de s’élancer sur les chemins et sentiers, on aura pris soin de se familiariser avec le véhicule choisi : on évitera ainsi le bike joëring si on ne se sent pas à l’aise sur un VTT... Car les vitesses atteintes par les sportifs grâce au chien sont parfois très impressionnantes, tout comme les éventuelles chutes !

Quel chien pour quelle discipline ?

Pour le canirando, n’importe quel chien, de n’importe quelle race, fait l’affaire ! Pas besoin de compétences spécifiques pour randonner le dimanche en famille et découvrir de nouveaux paysages. Une ceinture, une longe et un harnais, et en avant l’aventure !

Dans le monde du canicross, du ski joëring ou du bike joëring en revanche, les compétiteurs les plus acharnés privilégient les braques, parfois les setters, et certaines « races » créées spécifiquement pour le travail***, comme les greysters (croisements de braques et de lévriers greyhound) ou les alaskans (nés en Alsaka autour de critères de performance). Néanmoins, tous les chiens sont représentés sur les parcours ou dans les associations, du berger allemand au beagle, du petit bâtard au jack russell ou à l’american staffordshire.

Les mushers, eux, optent traditionnellement pour des races nordiques, huskies, malamutes, samoyèdes ou groenlandais, même si les braques, les greysters, et surtout les alaskans les remplacent avantageusement en attelage. Bien que l’alaskan soit actuellement très fréqueillustration de Patrice Seilernt dans les compétitions d’attelage à travers le monde, certaines fédérations exigent encore de leurs membres qu’ils optent pour une des quatre races nordiques reconnues par la Fédération cynologique internationale (FCI)****.

La santé du chien sportif 

Quel que soit votre chien, et quelle que soit la discipline qui vous intéresse, un bilan vétérinaire préalable s’impose - cœur, poumons, hanches, coudes doivent notamment être contrôlés. Certaines morphologies canines étant moins adaptées que d’autres aux efforts soutenus, on veillera à respecter les aptitudes physiologiques de son compagnon à quatre pattes. On conseille également d’attendre que le chien ait fini sa croissance avant de l’atteler, ce qui n’empêche pas de lui apprendre les ordres de base au cours des promenades (droite, gauche, stop, etc). Et pour sortir en compétition, il devra être âgé au minimum de 12 mois voire, selon la discipline, de 18 mois.

En période d’entraînement et de compétition, une nourriture adaptée est recommandée, ainsi que des soins spécifiques comme l’entretien des coussinets. On veillera aussi à la bonne hydratation du chien avant, durant et après l’effort et on évitera de partir courir ou pédaler lorsque les températures sont trop élevées*****. Tous ces conseils sont bien évidemment valables pour un simple « loisir » de week-end. Car n’oublions pas que « qui veut voyager loin ménage sa monture »******.

 

 

Marie Perrin

http://marie-perrin-comportementaliste.blogspot.fr/

 

 


* A souligner : il n’existe pas de compétition de canirando. Cette discipline n’existe que sous sa forme « loisir ».

** Certaines personnes remplacent les skis par des patinettes (ou snowbles), qui sont des skis de petites tailles.

*** Ces « races » ne sont pas reconnues par la Fédération cynologique internationale et la sélection ne s’effectue pas sur des caractéristiques morphologiques mais sur l’aptitude au travail. Il n’y a donc pas de standard pour ces races, seules importent les capacités de travail, de vitesse et d’endurance.

**** Ainsi, en France, la Fédération française de pulka et traîneau à chiens – FFPTC.

***** Toutes les fédérations n’ont pas la même température de référence. Pour simplifier, on peut dire qu’au-delà de 20°Celsius, mieux vaut remettre la sortie à plus tard.

****** Jean Racine, in Les Plaideurs




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