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Nicolas Sergent

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Expertise...

Evaluation de la dangerosité potentielle d’un chien

Laurence Bruder Sergent nous évoque dans cet article et les suivants, la manière dont elle procède lorsqu’elle est sollicitée pour déterminer si un chien est dangereux ou pas.

Chien dangereuxPour commencer, il convient de préciser que la question de l’évaluation de la dangerosité potentielle d’un chien, pour être pertinente, doit considérer  le contexte précis de l’épisode de morsure (s’il y en a eu), ainsi que les relations qui existent entre tous les membres de la famille concernée et l’espace disponible pour chacun, et pas seulement l’animal lui-même.

Même si c’est un molosse considéré  comme « chien dangereux », ce serait une erreur de se concentrer uniquement sur lui, sans prendre en compte ses conditions de vie passées et présentes, le fonctionnement qui lui est proposé dans la famille, la manière dont il a été géré jusque-là et les conséquences prévisibles à le maintenir au foyer ou à s’en séparer.

Un mode relationnel unique

En effet, dans le quotidien de la cohabitation des humains avec le chien, un lien particulier aura été tissé de façon plus ou moins sécurisante et structurante, ou au contraire anxiogène, et dans ce cas, potentiellement générateur d’altérations comportementales chez l’animal.

Il faut préciser que chaque sujet a construit, depuis sa plus tendre enfance, un profil émotionnel particulier, qui le rend parfois sensible aux situations de stress, avec un seuil de déclenchement des comportements proportionnellement élevé.

Pour exemple, un chien peut se sentir agressé parce que l’on s’approche de sa nourriture (si c’est un élément important pour lui), alors qu’un autre aura appris qu’il ne doit rien craindre des humains à ce niveau-là.  En conséquence, un sujet pourra réagir vigoureusement parce qu’il a peur de se voir reprendre sa ressource, alors que l’autre, n’aura pas appris à se méfier de ses maîtres qui ne s’amusent pas à mettre systématiquement sa main dans la gamelle pour « lui faire comprendre qu’on peut se le permettre parce qu’on est le chef » : rappelons à ceux qui ne savent pas que c’est un comportement aberrant dans le monde du chien.

Comment évalue- t-on les risques ?

Les comportementalistes ont leurs propres échelles d’évaluation des chiens mordeurs, qui leur permettent de mesurer les risques et leur évitent de prendre des décisions trop radicales, ou trop optimistes, sans se concentrer uniquement sur une morphologie ou un comportement observé.

Ils ont pour cela plus de 30 critères qui concernent à la fois le chien, ses propriétaires, le contexte de vie et la situation elle-même.


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Laurence Bruder Sergent
Vox Animae




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