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Vincent Pfeiffer

La connaissance de la biologie et l'éthologie de nos carnivores domestiques est en priorité ce qui guide l'organisation des journées et les aménagements réalisés dans ma SPA de Besançon.


Expertise...

Dominance, hiérarchie, folklore et certitudes

Par Vincent PFEIFFER

Rex menaçant son maître et un vétérinaire lors d’une consultation est qualifié de "dominant".  Médor, en laisse, grognant et hérissant son poil au croisement d’un congénère est affublé du même titre "dominant" par ses maîtres, qui l’expliquent à qui veut l’entendre (et à ceux qui n’en demandent pas tant aussi) et n’en démordront pas. Youki, n’obéissant pas plus à l’ordre "assis" qu’aux explications de sa maîtresse "je veux que tu poses tes fesses par terre" est, de toute évidence, également touché par le même mal : "dominant" assurément.

Le chien est-il intrinsèquement dominant ? Y a-t-il un problème de hiérarchie ? Etes-vous un vrai chef de meute (ou, pire encore, de "famille-meute") ?

Les solutions et prescriptions affirmées de façon péremptoire par les "cynophiles" ne manquent pas : manger dans sa gamelle, voit-on dans une émission de télé-réalité, s’accoupler devant le chien - affirmait un autre professionnel médiatique, ne plus monter sur le canapé, ne pas le laisser franchir les portes en premier, interdire l’accès à certaines pièces de la maison, renvoyer le chien au panier dès qu’il met une patte en dehors de celui-ci, retirer la gamelle, mordre le chien à l’oreille, le plaquer sur le dos (un grand classique), lui "apprendre la soumission" (sans même parler des divers gadgets technologiques: martinets, colliers électriques, à piques, étrangleur, à jets, cages, etc.). 

"Assis, couché, pas bouger!" - sur l’autel de la hiérarchie, à la moindre sollicitation ou réponse indésirable du chien, les positions servent également à répéter inlassablement "je suis le chef".  

Dans la confusion absolue entre autorité et autoritarisme, les recettes pour s’imposer sont souvent de l’ordre de la simple maltraitance. 

Le fouillis de ce vocabulaire et ces concepts aussi vagues qu’infondés, sont largement véhiculés par une certaine littérature et par les "on-dit".

L’origine de tout cela remonte sûrement aux premières observations du comportement social du loup. On croyait à l’époque qu’il n’y avait jamais aucune fluctuation dans une organisation sociale linéaire (A domine B, B domine C : donc A domine C). Sauf que, plus on les observe, plus on s’écarte de ces théories aussi hâtives que rigides.




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