Votre navigateur ne semble pas supporter JavaScript !
Sandrine Dignocourt

Humains et canidés s’expriment différemment et cette différence doit être prise en compte pour éviter les malentendus, c’est la clef d’une cohabitation harmonieuse !


Expertise...

Démarrer de la bonne patte avec mon chiot

L'arrivée d'un chiot dans un foyer est un évènement heureux. Si heureux qu'on en oublie souvent que pour cette boule de poils d'à peine huit semaines, c'est un bouleversement énorme, qu'il va falloir prendre en compte. C'est à cette condition seulement qu'une relation saine et équilibrée pourra être établie.

Depuis que vous avez adopté votre chiot, tous ses repères ont disparu. La nouvelle maison et les humains qui l'habitent lui sont totalement inconnus et, comme si ce n'était pas suffisant, ni sa maman, ni ses frères et soeurs ne sont là pour le rassurer. Désormais, c'est uniquement sur vous, son maître, que votre toutou pourra compter.

Un nouveau chez-soi

La priorité est d'instaurer une relation de confiance entre vous et votre compagnon. Médor a besoin de se sentir en sécurité, et pour ça, il doit avoir un endroit bien à lui. Un lieu accessible à tout moment, où il pourra se retirer, retrouver ses jouets et dormir tranquillement, sans risque d'être dérangé par l'aspirateur, les enfants ou les invités. Evitez par exemple de placer son panier ou sa couverture dans le passage, près de la porte d'entrée, ou à un emplacement qui lui permet de surveiller les allées et venues de chacun. Préférez un coin paisible, à l'écart de là où vous prenez vos repas.

La nuit est évidemment le moment le plus difficile. Jusqu'à son arrivée à votre domicile, votre chiot dormait avec le reste de la portée et se retrouver seul peut s'avérer très stressant. Contrairement à certaines idées reçues, rien ne vous empêche de mettre son couchage à proximité de votre lit au début. Votre odeur le rassurera. Puis, après quelques jours, vous pourrez progressivement le déplacer vers l'endroit que vous avez choisi.

Des activités en commun

Le chien est un animal social. C'est la raison pour laquelle construire une relation saine avec lui implique de partager des activités. Plus votre chiot accumulera de bonnes expériences en votre présence, plus il se sentira détendu et serein à vos côtés. Une promenade quotidienne d'une heure, au cours de laquelle votre compagnon peut marcher, courir, mais aussi renifler à loisir, est un excellent moyen de renforcer vos liens. Mais ce n'est pas le seul.

En fonction de la santé et de la race de votre toutou, vous pouvez aussi prévoir quelques séances de sport (jogging, agility...) ou de dressage. Seuls impératifs: que l'exercice reste un plaisir et que la méthode soit respectueuse de l'animal et de son bien-être. Enfin, les jeux ont toute leur importance. Des jeux d'extérieur, rapporter la balle par exemple, ou même des jeux d'intérieur. Vous pouvez, par exemple, proposer un cache-cache à votre compagnon, en dissimulant quelques friandises ou des jouets qu'il doit trouver dans la maison.

Quelques semaines cruciales

Dans l'idéal, votre chiot doit, dans le même temps, élargir ses horizons. La qualité de votre relation en dépend. C'est votre mission de lui faire découvrir le monde dans toute sa diversité. Tout ce qui n'aura pas été appréhendé par l'animal au cours des premiers mois de sa vie risque ensuite de générer chez lui de l'hostilité, de la méfiance, ou même de la crainte. Et rien n'est plus difficile à gérer qu'un chien peureux.

Pour éviter cela, apprenez-lui à rester un peu seul, faîtes-lui rencontrer un maximum de personnes différentes, emmenez-le dans un maximum de lieux, et présentez-lui un maximum d'animaux ou d'objets. Chaque fois, sans forcer les choses. L'expérience doit être agréable pour votre chiot, sous peine de provoquer l'effet inverse de celui escompté. 

Laissez Médor avancer à son rythme et n'hésitez pas à le récompenser généreusement quand il franchit une étape. Quand vous le laissez seul par exemple, partez d'abord quelques minutes, puis un quart d'heure, une demi-heure, etc... Donnez-lui une distraction en quittant la pièce et récompensez-le, s'il est calme, quand vous revenez.

De la même façon, évitez de le gronder, il n'apprendrez rien si ce n'est qu'à tout moment vous pouvez vous énerver. Préférez le féliciter quand il réalise le comportement que vous attendez. Ainsi, si vous le surprenez en train d'uriner à l'intérieur par exemple, retenez-vous de crier. Contentez-vous de le soulever et de l'emmener dehors le plus rapidement possible. Une fois qu'il fait ses besoins au bon endroit, là, vous pouvez exprimer vos émotions et le récompenser avec une friandise, un jeu ou des bravos.

Un cadre pour rassurer Médor

Absence de punitions ne signifie pas absence de règles évidemment. Pour être bien dans ses poils, votre compagnon à quatre pattes a besoin de sentir que quelqu'un mène la barque. L'incertitude est stressante. A l'inverse, si Médor sait exactement où et quand il peut manger, jouer, dormir, se déplacer et se faire câliner, il n'en sera que plus apaisé.

Pas question pour autant de vouloir jouer les “dominants” ou les “chiens alpha”. La violence et la brutalité n'engendrent que la méfiance et la peur. Un bon maître enseigne à son animal ce qu'il attend de lui de manière positive, en récompensant les bons comportements via des caresses, des jeux, des friandises et des mots gentils, et en ignorant les mauvais. Ces derniers ont surtout pour objectif d'attirer l'attention. Y répondre ne fait que les renforcer.

Au final, les chiens ont des attentes très simples par rapport aux humains. Beaucoup de confiance, de stabilité, et un peu de discipline...  C'est tout ce dont ils ont besoin pour se sentir proche de leur maître et à l'aise dans leur foyer.

 

Sandrine Dignocourt

www.pasapatte.com




Ecrire un commentaire

  • Les champs obligatoires sont précédés d'une *.






 

Nous vous rappelons que vous êtes responsable du contenu des commentaires que vous publiez.

Articles qui pourraient vous intéresser

Accédez à tous les articles en relation