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Gwendoline Le Peutrec-Redon

Comportementaliste spécialiste du chat, mes compétences s'étendent à tous les problèmes de comportement félin, y compris des chatons grâce à mon activité d'éleveuse.


Expertise...

Dehors ou dedans, votre chat est-il heureux ?

La question se pose souvent, est-ce qu’un chat captif peut être épanoui ? De la même manière, un chat qui se ballade dans le quartier, ne risque t-il pas de se faire écraser ou se blesser ? Ces questions sont légitimes et dépendent de la sensibilité et du raisonnement de chaque propriétaire. Pour autant, y a-t-il une meilleure solution que l’autre et peut-on faire en sorte que son chat soit heureux dans ces deux conditions ?


Etat des lieux

La réalité est plus que bipartite, il n’y a pas des chats qui sortent et des chats qui sont captifs mais bien une grande variété de situations.

Certains matous déambulent dans le voisinage jour et nuit, d’autres doivent être rentrés à la tombée du jour, d’autres encore ont accès quelques heures dans le jardin et enfin, certains ont le droit d’aller sur le balcon ou le bord de la fenêtre tandis que les derniers n’ont jamais posé un coussinet dehors.

 

Un sondage proposé sur mon site internet ayant regroupé 500 personnes démontre une tendance à la captivité des chats. A la question : votre chat a-t-il accès à l’extérieur, 313 personnes ont répondu « jamais ».

Presque à l’opposé, 51 personnes ont déclaré « il va et vient quand il veut, il a une chatière ». Ces résultats sont éloquents puisqu’ils avancent que plus de la moitié des chats vivent exclusivement à l’intérieur de la maison.

Cela dit, il faut prendre en compte la possibilité de certains biais : qui sont les personnes qui ont répondu à ce sondage ? Celles qui connaissent quelques soucis de comportements avec leurs chats et viennent donc consulter le site d’un comportementaliste ? Mais cela peut aussi être des propriétaires qui, soucieux de bien faire, viennent glaner des conseils. Ainsi, l’interprétation de ces chiffres doit rester informative même si elle montre une vraie tendance : les chats vivent de plus en plus à l’intérieur du foyer.

 

A la base

Le chat a été domestiqué sur le tard par l’humain, à - 9000 ans avant J.C - donc bien après le chien (- 15000) - et les scientifiques considèrent que la première raison du rapprochement de ces derniers avec l’Homme serait le bénéfice mutuel : les chats se nourrissent des rongeurs vivants autour des récoltes et l’Homme voit ses ressources céréalières protégées. Ainsi, l’aspect commensal de cette union a longtemps perduré et même lorsque le chat a été déifié en Egypte ou diabolisé au Moyen Âge, celui-ci restait aux abords du foyer.

Ce n’est qu’à l’époque moderne que l’on a permis aux félins de pénétrer nos maisons, que nous l’avons perçu comme un compagnon. Cela dit, personne n’aurait songé à le garder enfermé. C’est avec l’avènement des races et de la première exposition féline à Londres en 1871 que le chat devient un animal dit de compagnie. Il connaît un essor de taille au point que l’on estime aujourd’hui la population du Felis catus à 600 millions par delà le monde, 12 millions en France coiffant au poteau nos amis les chiens.

Mais devant les adoptions toujours plus nombreuses, le genre de foyer qui l’accueille a évolué en parallèle : il ne suffit plus d’avoir un gîte à la campagne ou même une maison avec jardin, les appartements et les habitations urbaines sont de la partie.

Ainsi, il y a des situations où Minet n’a tout simplement pas la possibilité de sortir alors que Monsieur et Madame le voudraient bien mais il y a également tous les chats qui en auraient la capacité technique (jardin, chatière…) cependant ce sont les propriétaires qui ne le désirent pas pour lui éviter les dangers de l’extérieur.

 




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