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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Les conditions de leur bien-être

Les chiens sont des animaux doués de sensibilité et leur état de bien-être est dépendant de l’attention portée par les professionnels de l’élevage puis par les propriétaires qui en ont la charge.

Les rôles des naisseurs

Nous l’avons souvent dit ici, les conditions d’élevage sont prépondérantes pour l’acquisition des futurs codes sociaux intra spécifiques (entre chiens) et les apprentissages des modalités de cohabitation avec l’Homme ou les chats, par exemple. C’est durant la période de socialisation que les chiots apprennent les autocontrôles qui leur seront utiles plus tard : modulation de l’intensité de leur comportement en fonction de l’intensité du stimulus, respect du signal d’arrêt en fin de séquence comportementale, contrôle de la force de sa mâchoire, entre autres.
C’est durant leurs premières semaines de vie qu’ils se construisent une gestion émotionnelle stable, et l’on comprend à quel point le rôle de l’éleveur est primordial pour favoriser ces acquisitions : c’est lui qui créé l’environnement propice à ces enseignements.

illustration Patrice Seiler conditions du bien-etre du chien

Les rôles des propriétaires

Outre le contrôle régulier mené par les vétérinaires qui s’assureront des bons soins apportés aux animaux, les détenteurs ont de nombreuses et grandes responsabilités à assumer.
Non seulement ils sont responsables des dommages causés aux personnes, aux autres animaux et aux biens (troubles du voisinage, déjections, état de divagation, lieux interdits, loi sur les chiens catégorisés « dangereux »…), mais ils ont aussi des obligations de bientraitance et d’éducation.


Obligations légales

La convention européenne pour la protection des animaux et le code rural précisent un certains nombres de points.
Il est ainsi interdit par la loi :

  • de laisser un animal sans soins en cas de maladie ou de blessure,
  • de ne pas lui offrir une nourriture suffisamment équilibrée et abondante ainsi qu’une réserve d’eau fraiche fréquemment renouvelée et protégée du gel en hiver, dans un récipient maintenu propre,
  • de l’enfermer dans des conditions incompatibles avec ses nécessités physiologiques, notamment dans un local sans aération, sans lumière ou insuffisamment chauffé, car il doit au contraire bénéficier d’un espace suffisant et d’un abri étanche protégé des intempéries, du vent et de la chaleur,
  • de le contraindre à un dispositif d’attache d’un poids excessif ou qui entraverait ses mouvements, d’une longueur inférieure à 2,50m,
  • de l’enfermer dans le coffre d’une voiture sans qu’un système approprié n’assure une aération efficace, aussi bien à l’arrêt qu’en marche, à l’abri de la chaleur et du soleil,
  • de l’exposer (par exemple dans une vitrine d’animalerie) sans que toutes les dispositions soient prises pour lui éviter une exposition prolongée au soleil, à la chaleur ou au froid excessifs, une aération insuffisante, un éclairage excessif ou prolongé.


Il existe d’ailleurs :

  • des réglementations qui protègent le chien au cours de sa vie, dans ses conditions de cohabitation avec l’humain (éducation, mauvais traitements, abandon, actes de cruauté, sévices de nature sexuelle, atteinte à sa vie ou à son intégrité), de transport et d’hébergement (protocole de d’aération et de nettoyage-désinfection…),
  • des règles dans son mode d’entretien, d’hygiène et d’alimentation (variable en fonction de son âge - stade physiologique -, des maladies/handicaps, gestation, surpoids/maigreur, déshydratation, qualité de ses selles et de ses poils…),
  • des vigilances quant à son état de santé (signaux visuels et physiologiques, principales catégories de maladies, mesures sanitaire préventives, détection de symptômes, premiers soins et gestion des urgences…).


Le parfait propriétaire

Le respect des besoins biologiques, physiologiques et émotionnels et de leurs capacités individuelles à s’adapter aux situations de l’environnement que l’Homme lui propose, devraient être évidents à tout le monde, pour obtenir des animaux bien dans leurs peaux et agréables à côtoyer. 
Si toutes ces règles étaient respectées, les chiens seraient tous exemplaires et par voie de conséquence, les chiffres des abandons seraient moindres.

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com




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