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LBS général

17 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux prédilection.


Expertise...

La cohabitation chien / autres espèces

Vous êtes propriétaire d’un chien et envisagez d’agrandir la famille avec un animal d’une autre espèce. Quelles sont les précautions à prendre, les complications à prévoir et les mesures préventives pour réduire les risques de mauvaise entente ?

On peut commencer par faire l’état des lieux sur les expériences de chacun des animaux que l’on veut mettre en contact. Les conditions de développement précoce sont primordiales et notamment l’étape de familiarisation avec les autres espèces. Celles auxquelles le jeune animal n’aura pas été familiarisé durant cette période sensible, ne seront pas acceptées par l’animal adulte. Par exemple, un chiot qui a grandi en présence de chats, les considère comme faisant partie de son environnement. Il en va de même pour le chaton qui, habitué durant ses premières semaines de vie à la proximité d’un chien, acceptera plus facilement de vivre avec un représentant canin, alors qu’un autre félin qui n’aurait pas fait cet apprentissage, les fuirait. 

Et avec les autres animaux ?

Attention, même si Toutou accepte le lapin ou le cochon d’Inde qui vit chez lui, il peut considérer tous les autres individus de la même espèce comme des cibles. Leurs éventuelles réactions de peur ou de fuite risquent d’ailleurs de renforcer l’instinct de prédateur du chien. 

Précautions et risques

CohabitationSi votre chien adulte se lance à l’affût du moindre mouvement, il vaut mieux oublier l’idée de prendre un chat, un rongeur, un oiseau ou un lapin. La rapidité avec laquelle certains animaux se meuvent pourrait amener votre chien à les traquer. A l’inverse, la lenteur dans les mouvements de certains autres les rend parfois plus faciles à attraper, et il se peut que, même sans intention de tuer, le chien cherche à immobiliser la « proie ». Ce comportement (légitime de la part du prédateur) risque d’entraîner la mort de celui qu’il a réussi à attraper. 

L’instinct de poursuivre et de stopper ce qui bouge est parfois sous estimé par les maîtres qui espèrent que les animaux s’habitueront bien l’un à l’autre avec le temps. Ce n’est pas toujours le cas.

 

Vouloir faire s’entendre deux animaux adultes qui n’ont pas été familiarisés à l’autre espèce, qui n’auraient d’ailleurs jamais été amenés à se rencontrer sans l’intervention de l’Homme, voire qui sont des ennemis dans la nature, n’est pas chose aisée. 

Il faut être très patient dans le travail d’habituation, progresser lentement, et savoir, parfois, y renoncer. Mais avouons que lorsqu’une complicité inter espèce se créée et que l’on peut y assister, elle est fort touchante.

 

Laurence Bruder Sergent
Vox Animae




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