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GLP griffoir

Le chat a besoin de faire ses griffes, pas seulement pour les user mais bien pour marquer son territoire d’un point de vue visuel. Le griffoir est idéal pour éviter à Minet de rebaptiser le canapé ou les murs !


Expertise...

La cohabitation chez le chat - Page 4

Et les NAC ?

Chat et NACQuand on a un chat, posséder lapin, souris, rat, chinchilla, est un de toutes façons peu naturelle puisqu’il y a le prédateur et la proie. Toutefois, ce n’est pas impossible. 

La sociabilisation est importante mais au-delà l’habitude et surtout votre vigilance évitera bien des drames. Si vous avez un chat qui sort, bon chasseur de surcroît, il faudra éviter de tenter le diable et de laisser Minou avec lapin, rat ou hamster en liberté dans la même pièce. Si vous souhaitez faire vagabonder votre rongeur, prévoyez ceci durant les heures de sortie de votre chat.

Sinon, il est possible que le chat ait fini par s’habituer au rongeur de la maison et n’ait plus l’envie irrépressible de lui tordre le cou mais soyez toujours dans le coin, l’instinct revient vite…Si vous sentez que l’arrivée de petits animaux perturbe votre chat, que celui-ci paraît stressé, qu’il s’est mis à uriner partout ou qu’il ait griffé vos murs ou meubles, il est plus sage de déplacer la cage des rongeurs dans une pièce à part. Veillez à bien entretenir la litière des rongeurs car leur forte odeur peut pousser votre chat à vouloir uriner pour y déposer son odeur à lui.

De la même manière, ne disputez pas votre chat s’il regarde avidement la petite boule de poils qui court dans sa roue car vous risqueriez d’éveiller chez lui un désir de chasse plus important.

Et quand ça dégénère…

L’adoption n’est pas le seul moment délicat dans la cohabitation entre chats ou avec un chien et parfois, après de longues années d’entente parfaite un grain de sable fait dérailler la machine.

Maladie, vieillesse entraîne des modifications comportementales suite aux douleurs ressenties et à la déstabilisation due à la diminution sensorielle. Ainsi, votre chat peut ne plus supporter des contacts brusques ou répétés de la part des autres animaux, il devient grincheux et en face, l’autre ne comprend pas toujours ce changement. La situation peut se dégrader et devenir invivable, il est de votre ressort d’aménager des espaces où le chat pourra se retirer, se reposer dans crainte d’être dérangé. Encore une fois, on ne s’offusque pas mais on arrange le territoire.

Retour du vétérinaire, vision d’un chat étranger dans le jardin, peur extrême peut engendrer le phénomène d’agression redirigée : le chat s’attaque à celui qui est côté de lui au moment une forte émotion le traverse. Ce n’est pas de la méchanceté, ce n’est pas réfléchi, c’est une sorte de réflexe qui pousse l’individu à sortir son émotion sur la première chose qui passe. Le souci c’est que, bien souvent, il se crée une association négative entre les individus : pour l’un c’est assimiler l’évènement à l’autre et pour le deuxième c’est tout simplement craindre celui qui l’a attaqué apparemment sans raison. Cela perturbe grandement les propriétaires surtout que si les bons réflexes ne sont pas rapidement adopter, la situation a tendance à dégénérer petit à petit.

Ici, il faut en tant qu’humain s’atteler à ne pas empirer la situation en réagissant mal pendant les bagarres : crier, hurler, lancer des objets… Rester le plus calme possible et séparer momentanément les deux individus le temps que la pression redescende puis les laisser se retrouver en créant des associations positives : cela peut-être au travers de jeux, de nourriture… S’atteler à détourner l’attention de deux chats qui auraient l’air de monter en tension à la vision de l’autre. Face à des situations particulièrement dégradées, un comportementaliste spécialisé dans les relations Homme/Chat pourra vous aider.

La cohabitation est un équilibre fragile surtout lorsque l’on tient compte que le chat est un animal plutôt solitaire à la base. Tout peut se passer à merveilles à partir du moment où on respecte les besoins éthologiques de chaque espèce et surtout, et c’est bien là le plus dur, qu’on arrive à se maîtriser en tant qu’humain en ne tentant pas de penser à la place de l’animal. Comme on ne sait pas ce qu’ils peuvent penser et ressentir sur le moment, il vaut mieux ne pas réagir et, eux, trouveront toujours la meilleure façon de s’adapter.



Gwendoline Le Peutrec-Redon




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