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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Attaché ? Enragé !

Si votre animal se transforme en bête féroce lorsqu’il est en laisse, cette courte chronique vous intéressera certainement.

Attaché ? Enragé !

Alors que votre compagnon connait généralement bien les mœurs et la communication canines, il devient soudainement tendu, voire franchement asocial lorsqu’il est attaché. A la vue d’un congénère lui aussi maintenu ou de son ennemi juré, il montre les dents, grogne, aboie, fait mine de bondir.

Ces comportements très déplaisants pour les propriétaires et clairement inquiétants pour les passants, s’expliquent assez aisément à condition de bien connaître la nature animale.

Inquiétude et besoin d’espace

Lorsqu’une situation déplait ou stresse une grande partie des chiens, ces derniers proposent des manœuvres d’évitement, se détournent de ce qui les perturbe, quittent les lieux où la scène se déroule.
Malheureusement cela n’est pas possible lorsqu’ils sont limités dans leurs déplacements, car ils ne sont pas assez libres pour reculer ou se mettre à l’abri.
Ils vont donc commencer par émettre des petits signaux d’inconfort que nous ne captons pas d’entrée, et augmenter leurs communications au fur et à mesure puisque nous étions sourds à leurs messages.
Celui d’en face, se faisant menacer, reste rarement imperturbable. Par sa propre réaction souvent à la hauteur des vociférations du premier, il alimente les agitations au lieu de les apaiser.

Ne parlons pas d’un propriétaire qui tient deux chiens en laisse : leurs attitudes sont alors, elles aussi, souvent amplifiées et l’humain se trouve …tracté sur le trottoir.

Que faire ?

La pire réaction est de « forcer » les chiens qui se manifestent ainsi à se croiser et se flairer tout en gardant l’entrave du lien. Les bagarres sont souvent déclenchées par des intentions louables (permettre le contact tout en protégeant son compagnon « au cas où » cela dégénèrerait), mais ne tenant pas compte de la réalité canine.
L’intolérance à l’approche d’un congénère se gère notamment par le travail sur le terrain avec un éducateur professionnel, mais la première mesure à prendre, celle qui est efficace avec certitude, consiste à éviter de croiser d’autres chiens en laisse, en changeant de trajet à leurs vues. Une fois le danger immédiat écarté et si l’on tient à ce qu’ils puissent jouer ensemble, il est à envisager de les libérer dans un grand espace sécurisé. Pour autant si un moment d’échanges sans attache n’est pas possible faute de sociabilité, de caractère difficile, de mauvaises expériences, ou de peur trop forte d’un protagoniste, la solution du travail avec un spécialiste sera à privilégier.

Possessivité

Une autre motivation des chiens à menacer, pourrait relever de la possessivité. En effet, il y a des sujets qui se donnent pour but d’empêcher toute approche de leurs propriétaires. N’y voyons pas de la jalousie ou de la protection exagérée, mais plutôt de la volonté d’exercer son contrôle des interactions sociales de son humain avec ses semblables. Une réorganisation de la relation sera à mener, afin que chacun gagne en autonomie.

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com




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