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Laurence Bruder Sergent

18 années au service des propriétaires, refuges, associations, plusieurs ouvrages publiés, des années d’enseignement en France et à l’international pour défendre la cause des animaux


Expertise...

Adopter un chien d’un refuge

Les beaux jours reviennent, on passe davantage de temps à l’extérieur, motivés par les promenades au grand air, le retour à la nature … et si vous adoptiez un chien ?

Les refuges sont pleins d’animaux qui attendent de nouveaux maîtres. Si vous êtes tenté par l’idée d’aller y chercher un chien, sachez qu’il y a un certain nombre d’informations à connaitre pour ne faire d’erreur et risquer une déception pour vous, et un nouvel abandon pour l’animal : avec les êtres vivants, la mention « satisfait ou échangé » est indéfendable.

S’informer

Chien refugeTout d’abord, il est indispensable de se renseigner sur les besoins de celui qui a attiré votre attention. Les personnes qui côtoient le chien tous les jours, le connaissent et savent quelles sont ses particularités : celui-ci doit être brossé souvent, celui-là a besoin d’exercice physique fréquent, un autre préfère vivre dehors, son voisin n’est pas à l’aise avec ses congénères, etc. 

Tout le monde devra faire beaucoup d’efforts pour s’adapter à cette nouvelle cohabitation, et selon certaines singularités, ce sera à vous, l’adoptant, de satisfaire des besoins essentiels que l’on ne peut pas considérer à la légère. De son côté, il devra s’habituer à de nouveaux horaires, parfois un changement de nourriture et partager son espace de vie avec des humains alors qu’au refuge il était peut-être seul ou avec un autre chien.

Donner de l’amour tout en étant vigilant

Garder à l’esprit que ce n’est pas parce que le chien a été abandonné au moins une fois, donc a subi des traumatismes, qu’il faut le traiter comme un bébé à qui on passe tout, jusqu’à le câliner sans cesse et le faire dormir dans son lit. On risquerait de le rendre dépendant affectivement au point qu’il pourrait développer une incapacité à rester seul ou la protection excessive de ses nouveaux maîtres.

Même s’il a souffert, il reste un chien, avec des préoccupations de chien : se nourrir, être installé confortablement, se protéger des conditions climatiques inconfortables, se défouler, rencontrer des congénères et des humains. 

Il est fréquent que lorsque l’on a pris la décision de récupérer un chien, on souhaite être satisfait rapidement. 

Pour le bien de tous, il est néanmoins nécessaire de bien identifier ce que l’on peut offrir et ce qui est impossible par rapport à notre rythme quotidien. C’est ainsi qu’on peut à la fois sauver, protéger et aimer les animaux.

 

Laurence Bruder Sergent
Vox Animae




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